Migraine hormonale
Les migraines hormonales peuvent être déclenchées par plusieurs facteurs :
La pilule contraceptive : certaines femmes voient leurs symptômes s’améliorer, tandis que d’autres constatent une aggravation pendant la semaine sans pilule, lorsque le taux d’œstrogènes chute.
La grossesse : chez certaines, les migraines s’intensifient au premier trimestre, alors qu’elles deviennent plus rares, voire disparaissent, aux deuxième et troisième trimestres.
La ménopause : les maux de tête peuvent s’aggraver juste avant ou au moment de la ménopause, car le cycle habituel se dérègle. Les symptômes ont souvent tendance à s’atténuer après la ménopause.
Plus de la moitié des femmes sujettes aux migraines remarquent un lien avec leur cycle. Dans le cas des “migraines menstruelles”, elles apparaissent généralement dans les deux jours précédant les règles ou pendant les trois premiers jours du cycle. À ce moment-là, le taux d’œstrogènes chute naturellement, ce qui peut déclencher une migraine.
Migraine vestibulaire
Le système vestibulaire, situé dans l’oreille interne, permet de maintenir l’équilibre. En cas de migraine vestibulaire, en plus des symptômes habituels de la migraine, on observe des épisodes de vertiges pouvant durer de quelques minutes à plusieurs heures. Ces vertiges peuvent s’accompagner d’acouphènes ou d’une baisse de l’audition avec sensation de pression dans l’oreille pendant les crises.
Comme pour la migraine oculaire, la migraine vestibulaire est un diagnostic d’exclusion : il est essentiel d’écarter la présence de cristaux dans l’oreille interne (VPPB – vertige paroxystique positionnel bénin) ainsi que tout trouble circulatoire comme un petit caillot ou une hémorragie cérébrale passagère.
Migraine hémiplégique
La migraine hémiplégique se manifeste par une migraine avec aura (troubles visuels, sensitifs, de la parole et/ou de la motricité), accompagnée d’une paralysie temporaire d’un côté du corps qui disparaît après la crise. C’est une forme rare de migraine, parfois d’origine héréditaire. Elle touche surtout les femmes, et au Danemark, on estime qu’environ une personne sur 20 000 en souffre.