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Commotions cérébrales

Découvrez plus d’informations sur les commotions cérébrales sur cette page.

Commotion cérébrale

Chaque année, de nombreuses personnes se voient diagnostiquer une commotion cérébrale. Elle survient lorsque le cerveau est brusquement déplacé d’avant en arrière, soit à la suite d’un choc à la tête, soit à cause d’un mouvement rapide du corps ou du cou. Il est possible d’avoir une commotion sans se cogner la tête.

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Jens Gram
Jens Gram

Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

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    Commotion cérébrale : un trouble fonctionnel temporaire du cerveau

    Le cerveau flotte dans un liquide à l’intérieur du crâne. Il est donc très mobile, mais aussi bien protégé. Une commotion ne se voit ni à la radiographie, ni au scanner, ni à l’IRM, car il n’y a pas de lésion structurelle du cerveau, contrairement aux traumatismes crâniens modérés ou sévères.

    La commotion entraîne plutôt un dérèglement fonctionnel temporaire du cerveau, créant une sorte de crise énergétique responsable de divers symptômes.

    La commotion cérébrale est classée comme un traumatisme crânien léger.

    Les commotions sont aussi variées que les personnes qui les subissent.

    Chaque commotion est différente, ce qui explique la diversité des symptômes. La majorité des patients récupèrent rapidement, avec une disparition complète des symptômes en 3 à 4 semaines. Environ 20 à 30 % peuvent présenter des effets persistants. Les deux groupes peuvent être efficacement accompagnés grâce à une prise en charge adaptée : information, conseils, éducation et traitement.

    Commotion cérébrale

    Second Impact Syndrome

    Comme une commotion ne revient vraiment à la normale qu’au bout de 4 à 6 semaines, il existe un risque de « Second Impact Syndrome » si une nouvelle commotion survient durant cette période. Les sportifs pratiquant des disciplines à risque sont donc particulièrement exposés si on les juge aptes à reprendre trop tôt. Il est essentiel que cette décision ne repose pas uniquement sur la disparition des symptômes, car ce n’est pas un indicateur fiable d’une récupération complète.

    Même sans symptômes, la commotion est toujours là tant que le métabolisme cérébral n’est pas revenu à la normale.

    Beaucoup de personnes ne présentent plus de symptômes après 7 à 10 jours et reprennent leur sport. Pourtant, le cerveau reste très vulnérable tant que son métabolisme n’a pas eu le temps de se stabiliser. En cas de Second Impact Syndrome, le risque de séquelles permanentes est réel.

    SPC (Syndrome Post-Commotionnel)

    Selon la classification ICD-10 (Classification internationale des maladies), le SPC correspond à des symptômes persistants au-delà du temps de récupération habituel, soit environ un mois. D’autres référentiels fixent cette limite à trois mois. On estime que 20 à 30 % des personnes ayant eu une commotion présenteront des symptômes qui dépassent la phase de guérison “normale”, parfois pendant des mois, voire des années.

    Le principal problème pour ces patients est qu’ils ne reçoivent pas assez tôt les bonnes informations, les bons conseils et le bon traitement. Plus la déclaration du traumatisme et le diagnostic sont précoces, meilleur est le pronostic. Le meilleur facteur prédictif du risque de séquelles est donc la rapidité avec laquelle le patient signale l’accident et reçoit une prise en charge adaptée.

    Il reste tout à fait possible de guérir complètement, même si des symptômes persistent plusieurs mois ou plusieurs années. Cela demande simplement du temps et de la patience, et il est difficile de prévoir la durée exacte. Il n’existe aucun lien entre l’intensité du traumatisme initial et la sévérité ou la durée des symptômes.

    Comme une commotion n’entraîne pas de lésion structurelle du cerveau, on ne peut pas parler de “temps de cicatrisation” mesurable.

    L’enjeu est plutôt d’identifier pourquoi les symptômes persistent. Le SPC peut être réparti en 5 grandes catégories :

    • Irrégularités de la circulation sanguine vers le cerveau
    • Neuro-inflammation (alimentation, sommeil, mode de vie)
    • Troubles vestibulaires et visuels
    • Structures du cou
    • Aspects psychologiques

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    Commotion cérébrale

    Symptômes de la commotion cérébrale

    Les symptômes suivants indiquent souvent qu’il faut consulter un médecin :

    • Perte de connaissance
    • Troubles de l’équilibre, difficulté à rester debout
    • Troubles de la mémoire
    • Difficulté à maintenir l’attention

    Le diagnostic de commotion

    Après un traumatisme, il est important de consulter un médecin ou de se rendre aux urgences. Le diagnostic de commotion est posé à partir de l’interrogatoire, des symptômes et de l’examen clinique.

    Pourquoi il y a toujours un coup du lapin quand on a une commotion

    Coup du lapin et commotion

    Pour provoquer une commotion, il faut une force de 70 à 120 G sur le cerveau. Pour provoquer un coup du lapin, 4 G suffisent.

    C’est pour cette raison qu’un coup du lapin accompagne toujours une commotion.

    C’est aussi pourquoi un casque de vélo ne protège pas contre la commotion. Les patients ayant un coup du lapin et ceux ayant une commotion décrivent souvent les mêmes symptômes. Le traitement manuel du cou et du crâne peut donc être utile, car il agit sur ces structures en les relâchant et en améliorant leur mobilité.

    Les commotions peuvent entraîner des problèmes sérieux

    Une grande partie des personnes touchées par une commotion vont développer des symptômes persistants. Une inflammation peut aussi apparaître entre les méninges situées devant le cerveau, ce qui est plus grave encore : ces membranes recouvrent des zones qui contrôlent des fonctions essentielles du corps, notamment le système hormonal, la mémoire, différents systèmes organiques et la concentration.

    Quatre personnes sur dix souffrent souvent de maux de tête, migraines, vertiges, fatigue, nausées et hypersensibilité à la lumière et au bruit.

    Qu’est-ce qui influence les symptômes d’une commotion ?

    Tout ce qui influence le fonctionnement du cerveau peut accentuer les symptômes après une commotion : mauvaise hydratation, manque de sommeil ou sommeil de mauvaise qualité, stress, surcharge, stimulation sensorielle excessive (bruits, odeurs, lumière, écrans), habitudes de vie inadaptées (alimentation pauvre, activité physique trop faible ou excessive, alcool, etc.).

    Syndrome post-commotionnel

    Le syndrome post-commotionnel est un trouble neurologique où les symptômes après une commotion persistent ou durent longtemps. Les patients ressentent quotidiennement un ou plusieurs symptômes comme des vertiges, des maux de tête, de la fatigue, des problèmes de mémoire, des difficultés de concentration, des nausées, une hypersensibilité à la lumière et au son. Beaucoup peuvent aussi présenter des changements de personnalité, des difficultés sociales, de l’anxiété, une dépression ou d’autres troubles psychologiques.

    Commotion cérébrale

    Que se passe-t-il dans le cerveau après une commotion ?

    ​On pense que le trouble fonctionnel provient d’un étirement ou d’un cisaillement de l’axone, la fibre nerveuse myélinisée située entre le corps cellulaire et l’extrémité du nerf. L’axone se trouve entre la substance blanche et la substance grise du cerveau. Comme ces deux couches ont des densités différentes, elles ne se déplacent pas à la même vitesse. L’étirement mécanique fait croire aux neurones qu’ils doivent s’activer. Si cela arrive à des millions de cellules simultanément, cela déclenche une sorte de “tempête électrique”. Cet épisode, très bref (quelques secondes à quelques minutes), correspond à la première phase d’une commotion aiguë : la phase excitatrice.

    Rapidement après le traumatisme, les niveaux d’énergie chutent jusqu’à 20 % durant les 5 à 7 jours suivants.

    Le cerveau revient progressivement à une production d’énergie plus stable, généralement entre 22 et 45 jours. L’afflux sanguin vers le cerveau diminue aussi après le traumatisme, jusqu’à 50 % (mesuré chez la souris).

    Cela peut entraîner une dysautonomie, c’est-à-dire une baisse du fonctionnement du système nerveux autonome, chargé d’équilibrer les systèmes sympathique et parasympathique. Le cerveau peut également avoir du mal à tolérer une augmentation de l’apport sanguin, ce qui explique l’apparition de symptômes lors des activités demandant un effort important, un rythme cardiaque élevé ou une forte concentration.

    Dysfonctionnement métabolique

    Quand l’axone subit un étirement, cela perturbe la pompe sodium-potassium. Un neurotransmetteur excitateur, le glutamate, est alors libéré et active les récepteurs NMDA. Ceux-ci augmentent l’entrée de calcium dans la cellule. Le calcium réagit facilement avec les mitochondries, qui sont le centre de production d’énergie de la cellule.

    Cela entraîne un fonctionnement moins efficace des mitochondries, donc une baisse d’énergie. En parallèle, la cellule a besoin de davantage d’énergie pour rétablir l’équilibre de la pompe sodium-potassium. Résultat : une véritable crise énergétique, qui peut provoquer fatigue, variations d’humeur, besoin accru de sommeil, maux de tête et vertiges. Cette situation se normalise progressivement en 22 à 45 jours.

    Durée d’une commotion

    La durée des symptômes varie beaucoup d’une personne à l’autre. Certains ne ressentent des symptômes que quelques jours ou semaines, alors que d’autres développent des troubles plus marqués.

    Si les symptômes persistent après 1 à 3 mois, cela entre dans le cadre du syndrome post-commotionnel (SPC). Une fois ce stade atteint, il devient difficile de prédire combien de temps dureront les symptômes. Dans certains cas, ils ne disparaissent pas complètement.

    Commotion cérébrale

    Commotion et sommeil

    Un choc à la tête, lorsqu’il entraîne une commotion, provoque une sorte d’ecchymose au niveau du cerveau ou des méninges. C’est une contrainte importante pour le cerveau, mais aussi pour les systèmes chargés de maintenir un environnement cérébral sain et stable. Des recherches récentes montrent qu’une grande partie du nettoyage et du tri des informations se fait la nuit, lorsque l’activité cérébrale est en réalité très intense.

    Ainsi, un traumatisme crânien comme une commotion perturbe inévitablement le sommeil et les mécanismes de récupération du cerveau.

    Commotion et enfants

    ​Les adultes comme les enfants peuvent avoir une commotion. Cependant, les symptômes sont souvent plus marqués et plus fréquents chez les enfants. Ils récupèrent pourtant plus vite, car leur organisme a une capacité de régénération plus élevée. De plus, ils n’ont pas d’antécédents médicaux comme les adultes : pas de compensations, de tensions chroniques ou de troubles physiques installés qui pourraient favoriser des symptômes persistants après un traumatisme crânien.

    Diagnostic de la commotion

    Le diagnostic de commotion se pose à partir du récit de l’accident, des symptômes et de l’examen clinique.

    Symptômes fréquents d’une commotion :

    • Mal de tête
    • Douleur cervicale
    • Nausées
    • Vertiges
    • Fatigue
    • Troubles du sommeil : besoin accru de dormir, manque de sommeil, difficulté à s’endormir, réveils fréquents
    • Troubles visuels
    • Sensibilité à la lumière et au bruit
    • Brouillard mental

    Symptômes moins fréquents :

    • Vomissements répétés
    • Troubles de l’équilibre et de la marche
    • Troubles sensitifs dans les bras ou les jambes
    • Difficultés d’élocution

    Autres symptômes possibles :

    • Irritabilité accrue
    • Variations d’humeur
    • Difficulté à se concentrer
    • Problèmes de mémoire
    • Émotions amplifiées
    • Tristesse
    • Nervosité
    • Léthargie

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    Que faire au quotidien ?

      • Prioriser le sommeil : améliorer votre environnement de sommeil et garder des horaires réguliers (rythme circadien).

      • Adopter une alimentation saine et variée (pauvre en calories, riche en légumes colorés). Éviter le sucre, la nourriture industrielle et le pain blanc (gluten). Ajouter rapidement du magnésium, des vitamines B, C et D, ainsi que des oméga-3 si nécessaire.

      • Bouger chaque jour (activité cardio) sans aggraver les symptômes. Éviter la musculation au début si elle augmente les symptômes.

      • Réduire le stress : méditation et pleine conscience pour apaiser le système nerveux. Faire une chose à la fois, éviter la surcharge sensorielle et augmenter progressivement votre tolérance selon vos limites.

      • Consulter un spécialiste pour recevoir des conseils et un traitement adaptés.

    Autres éléments à connaître

    Dans certains cas, une commotion peut provoquer des changements hormonaux, possiblement liés à une atteinte de l’hypophyse, une petite glande du cerveau impliquée dans la régulation hormonale et les fonctions vitales.

    Il est important d’écarter d’abord toute maladie grave et de vérifier qu’il ne s’agit pas d’un autre trouble, comme un VPPB (vertiges positionnels liés aux cristaux de l’oreille interne), ou d’effets secondaires de médicaments pouvant mimer les symptômes.

    Il n’existe pas de traitement médicamenteux validé pour la commotion seule. D’autres options existent :

    • Rééducation vestibulaire
    • Rééducation visuelle (réalisée par un neuro-optométriste)

    Que pouvons-nous faire en cas de commotion ?

    Nous sommes spécialisés dans le diagnostic et le traitement des suites de commotion. La prise en charge repose en grande partie sur les conseils, l’éducation du patient et le traitement manuel. Nous évaluons la mobilité du cou et du dos, et vérifions s’il existe des tensions ou des restrictions dans les muscles, les articulations ou les nerfs pouvant contribuer aux symptômes. Nous examinons aussi le crâne, recherchons d’éventuels dysfonctionnements des méninges et vérifions si le système nerveux issu des vertèbres cervicales et des nerfs crâniens fonctionne correctement.

    Ivar Dagsson
    Ivar Dagsson

    Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

    Traitement ostéopathique et commotion

    ​Nous sommes spécialisés dans le diagnostic et le traitement des séquelles de commotion. Nous examinons la mobilité du crâne et des structures qui l’entourent, vérifions s’il existe des dysfonctionnements du liquide cérébrospinal (qui nourrit et protège le cerveau), si le choc a créé des adhérences ou des restrictions dans les couches protectrices du cerveau, si les méninges sont affectées ou si le tissu conjonctif à l’intérieur du crâne présente des tensions. Nous nous assurons aussi que la circulation sanguine vers et depuis le crâne est suffisante et que le système nerveux issu des vertèbres cervicales et des nerfs crâniens fonctionne correctement.

    Les commotions nécessitent souvent une rééducation en physiothérapie (avec un physiothérapeute spécialisé dans les commotions) afin de renforcer et stabiliser les muscles et les tissus conjonctifs.

    Combien de personnes récupèrent d’une commotion ?

    Une commotion survient lorsque le cerveau subit un choc interne contre la paroi crânienne après une chute ou un impact. Ce choc provoque souvent une inflammation dans ou entre les couches qui protègent le cerveau.

    Environ 60 % des personnes récupèrent totalement au bout d’un an, mais pour beaucoup, la commotion peut laisser des symptômes qui perdurent plus longtemps.

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