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La capsulite retractile (épaule gelée)

Découvrez-en plus sur l’épaule gelée et la douleur qui l’accompagne.

​Qu’est-ce qu’une « épaule gelée »?

L’épaule gelée désigne une inflammation de l’articulation de l’épaule, c’est-à-dire l’articulation entre l’omoplate et l’os du bras. Cette inflammation touche la capsule articulaire, qui gonfle, se resserre autour de l’articulation et finit parfois par adhérer aux os. Quand cette région s’enflamme, cela provoque de la douleur et limite les mouvements.

Cela arrive parce que l’inflammation atteint la capsule articulaire, le tissu qui maintient passivement l’omoplate et l’os du bras ensemble. La capsule sert à limiter les mouvements extrêmes pour éviter d’abîmer les tissus autour de l’épaule. Si elle gonfle à cause de l’inflammation, l’amplitude de mouvement diminue et la douleur apparaît dès que vous poussez le bras vers des positions extrêmes.

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Jens Gram
Jens Gram

Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

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    Qui est touché par l’épaule gelée?

    Ce problème apparaît surtout entre 40 et 60 ans. Les femmes sont un peu plus concernées que les hommes.

    Parmi les personnes qui développent une épaule gelée, environ 6 à 17 % auront aussi des soucis avec l’autre épaule.

    Cela survient souvent dans les cinq ans après les premiers symptômes, et en général seulement quand la première épaule ne pose plus problème.

    Les études montrent que les personnes ayant un diabète, une maladie de la thyroïde, un problème cardiaque ou pulmonaire, ou la maladie de Parkinson, ont davantage tendance à développer une épaule gelée.

    Chez les personnes diabétiques, ce trouble apparaît environ cinq fois plus souvent, sans différence entre les diabètes de type 1 et de type 2

    On observe aussi que les personnes ayant un travail très sédentaire semblent plus à risque que les autres.

    Épaule gelée

    Causes de l’épaule gelée : quelques pistes

    ​Le diagnostic d’épaule gelée se divise en deux formes: l’épaule gelée primaire (idiopathique) et l’épaule gelée secondaire, ce qui permet de classer les causes connues. Une forme primaire peut être liée à des troubles généraux du corps, comme le diabète ou certains problèmes métaboliques.

    Dans le diabète, le corps attaque certaines de ses propres cellules, ce qui déclenche une inflammation dans différents tissus.

    La capsule de l’articulation de l’épaule peut alors être fortement touchée. Sur la durée, cela provoque un rétrécissement de la capsule, qui limite les mouvements et réduit la vascularisation de l’articulation.

    Une épaule gelée secondaire apparaît après un traumatisme ou un problème préalable à l’épaule, ce qui entraîne la formation de tissu cicatriciel. Cela inclut une chirurgie, une immobilisation prolongée après une lésion de la coiffe des rotateurs, un conflit sous-acromial, une atteinte du tendon du biceps ou d’autres formes de tendinopathie autour de l’épaule.

    Le fléchisseur de hanche prend son origine en haut de la partie antérieure du bas du dos, traverse le bassin et s’attache sur la face interne du fémur. Il est innervé par les dernières vertèbres thoraciques et les deux premières vertèbres lombaires.

    Le tissu conjonctif qui l’enveloppe présente un lien anatomique avec les reins et avec le muscle respiratoire principal.

    Son apport sanguin provient directement de l’aorte elle-même.

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    Causes ostéopathiques de la capsulite

    D’un point de vue ostéopathique, l’épaule est une articulation particulièrement intéressante, car de nombreuses zones du corps peuvent contribuer à l’apparition d’une épaule gelée.

    Pour qu’une articulation fonctionne correctement, elle doit recevoir une bonne innervation et une bonne vascularisation. Ces éléments dépendent de la capacité du corps entier à bouger de façon harmonieuse.

    Causes neurologiques de la capsulite

    L’innervation principale de l’articulation de l’épaule provient du nerf axillaire. Ce nerf prend naissance dans la partie basse du cou et traverse plusieurs zones à l’arrière de l’épaule où il peut être comprimé. Une compression gêne la transmission du signal nerveux depuis la moelle et peut perturber le fonctionnement de l’articulation.

    Le nerf est surtout exposé à deux endroits: derrière la clavicule et à l’arrière de l’épaule, où il traverse la zone quadrangulaire formée par trois muscles au bord interne de l’humérus, créant un petit espace dans lequel il passe.

    Si vous avez tendance à vous affaisser, la zone derrière la clavicule peut se comprimer, ce qui irrite le nerf sur son trajet vers l’épaule.

    À l’arrière, des changements de posture modifient la taille de l’ouverture où passe le nerf axillaire. Des bras en rotation interne rétrécissent cet espace et peuvent à nouveau créer une compression.

    Nerf accessoire

    Il faut également mentionner le nerf accessoire, qui prend naissance à l’arrière du crâne. Il contrôle notamment le grand muscle trapèze, en forme de losange, dans le cou. Ce muscle sert entre autres à ramener les épaules vers l’arrière.

    Si ce nerf est irrité sur son trajet du crâne vers le cou, cela peut favoriser une attitude avec les épaules qui tombent vers l’avant, ce qui augmente le risque de pincer le nerf axillaire au niveau de l’articulation de l’épaule.

    Épaule gelée

    Épaule gelée et vascularisation

    Sur le plan vasculaire, la posture joue aussi un rôle important. La grosse veine sous-clavière, qui draine le sang veineux du bras, passe elle aussi derrière la clavicule. Lorsque les épaules sont basculées vers l’avant et en rotation interne, l’espace disponible pour le retour veineux diminue. Cela réduit la capacité du corps à éliminer correctement les déchets métaboliques, freine les mécanismes naturels de réparation et favorise l’inflammation locale.

    La cage thoracique et les organes qu’elle contient ont également une influence majeure. L’épaule repose sur l’ensemble du thorax.

    Les côtes et la mobilité de la colonne thoracique servent de points d’origine ou d’insertion à de nombreux muscles liés à l’articulation de l’épaule. Un thorax rigide peut donc fatiguer les muscles de l’épaule et réduire encore davantage la mobilité.

    Causes viscérales de la capsulite

    Le cœur et les poumons jouent aussi un rôle dans l’épaule gelée. Ces deux organes sont reliés à la cage thoracique par un système de membranes.

    Quand ces membranes deviennent rigides, par exemple après une inflammation pulmonaire ou à cause d’un mode de vie très sédentaire, elles peuvent rigidifier les côtes et influencer négativement la mobilité de l’épaule.

    Il existe aussi un lien neurologique entre les nerfs du bras et ceux du cœur et des poumons. Cela passe par le système nerveux sympathique, chargé du contrôle automatique des organes, sans intervention volontaire. Si l’activité sympathique autour du cœur et des poumons est trop élevée, cela peut affecter l’ensemble du plexus brachial, le grand réseau nerveux du bras.

    Épaule gelée

    Causes mécaniques

    Le bassin mérite aussi d’être mentionné, car un muscle essentiel en part part du bassin: le grand dorsal. Il s’étend du bassin jusqu’à la partie avant et interne du bras. En position debout, les bras le long du corps, sa fonction principale est de ramener le bras derrière le dos et de le faire tourner vers l’intérieur.

    Si le bassin est incliné, cela peut entraîner une tension excessive du grand dorsal, qui va alors faire tourner l’humérus vers l’intérieur. Et comme expliqué plus haut, cette rotation interne peut avoir des effets négatifs sur l’épaule.

    Diagnostic de la capsulite retractile

    Le diagnostic est posé par un médecin ou un rhumatologue, en fonction des antécédents médicaux et de l’examen clinique de l’épaule.

    L’épaule gelée se reconnaît à une baisse de mobilité dans toutes les directions, ce qui la distingue d’autres troubles de l’épaule. La rotation externe est généralement la plus limitée.

    Les examens complémentaires, comme des analyses sanguines, ne permettent pas d’affirmer qu’il s’agit d’une épaule gelée, mais ils servent à exclure d’autres causes possibles. L’échographie et l’IRM peuvent évaluer l’état de la capsule articulaire. En cas d’épaule gelée, on retrouve un épaississement de la capsule articulaire antérieure et des ligaments.

    Épaule gelée

    Les stades de l’épaule gelée

    L’évolution d’une épaule gelée se divise en trois phases. Une fois ces trois étapes terminées, la majorité des personnes retrouvent une épaule fonctionnelle. Environ 10 % présentent encore des symptômes quatre ans après le début de la douleur.

      • Phase 1 – la phase chaude. Elle dure de 2 à 6 mois et correspond généralement à la période la plus douloureuse. L’épaule commence à se raidir dans toutes les directions, et la douleur apparaît autant à l’effort qu’au repos. Le patient peut bénéficier de techniques visant à soulager la douleur.


      • Phase 2 – la phase gelée. Elle s’étend de 6 à 12 mois. La raideur s’accentue, tandis que la douleur diminue en général. L’objectif est alors de travailler la mobilité et de maintenir doucement la force de l’épaule.

      • Phase 3 – la phase de décongélation. Elle dure de 12 à 36 mois. La mobilité revient progressivement et la douleur disparaît. Le but est de récupérer toute l’amplitude, la force et la stabilité autour de l’articulation.

    Capsulite – symptômes

    Les symptômes peuvent débuter par une douleur intense apparue brutalement, mais ils peuvent aussi s’installer progressivement sur plusieurs mois. La douleur se situe surtout autour de l’articulation de l’épaule et peut irradier vers le haut du bras. Dans les cas les plus marqués, elle peut descendre jusqu’à l’avant-bras.

    IOn observe aussi une nette baisse de mobilité dans toutes les directions, avec une limitation particulièrement importante en rotation externe. Cette perte d’amplitude concerne autant les mouvements actifs que passifs.

    Le trouble s’accompagne souvent de douleurs nocturnes, car il devient difficile de trouver une position qui ne fait pas mal.

    L’épaule gelée touche le plus souvent le bras non dominant. Il existe toutefois une forte tendance à ce que l’autre épaule soit atteinte par la suite, ce qui arrive dans 20 à 30 % des cas.

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    Épaule gelée

    Épaule gelée et inflammation

    L’épaule gelée s’accompagne d’un état inflammatoire dans la capsule articulaire. Quand elle s’enflamme, la capsule gonfle d’abord, ce qui comprime les structures de l’articulation et provoque des douleurs intenses autour de l’épaule. Le patient évite naturellement les positions extrêmes, car elles accentuent la compression de la capsule.

    L’inflammation est le moyen du corps pour réparer une zone endommagée. C’est le système immunitaire qui déclenche cette réaction afin de favoriser la guérison.

    Après une phase inflammatoire, il existe un risque de formation de tissu cicatriciel et d’adhérences dans la capsule articulaire. Pendant une intervention chirurgicale destinée à traiter une épaule gelée, c’est justement ce type d’adhérences que l’on cherche à libérer.

    Différence entre capsulite rétractile et conflit sous-acromial

    Distinguer une capsulite rétractile d’un conflit sous-acromial peut être difficile, et les deux sont souvent confondus.

      • Le conflit sous-acromial correspond au pincement des structures qui passent sous l’acromion, une partie de l’omoplate. Le problème vient d’un manque d’espace dans cette zone, ce qui irrite le muscle supra-épineux et une bourse située au même endroit. La douleur apparaît surtout quand le bras s’élève sur le côté ou vers l’avant, et elle s’accentue souvent quand on tourne le pouce vers le bas (comme pour verser un verre d’eau). C’est une douleur liée au mouvement actif.

      • Dans une capsulite rétractile, c’est la capsule articulaire elle-même, à l’intérieur de l’articulation, qui provoque la douleur. Cela entraîne une limitation majeure de tous les mouvements, surtout la rotation, avec une douleur présente aussi bien lors des mouvements actifs que passifs.

    Un signe fort en faveur d’une capsulite rétractile est la perte importante de rotation de l’épaule. On la teste en plaçant le coude fléchi devant le ventre, puis en faisant pivoter le bras de droite à gauche, ce qui fait tourner l’avant-bras. Une diminution marquée de l’amplitude dans ce plan oriente clairement vers une capsulite rétractile, beaucoup plus que vers un conflit sous-acromial.

    Épaule gelée

    Pourquoi développe-t-on une capsulite?

    Les causes exactes d’une capsulite ne sont pas complètement élucidées. On observe toutefois des liens avec d’autres troubles du corps ou avec des traumatismes antérieurs de l’épaule. Parmi les facteurs retrouvés, on cite notamment le diabète, certains problèmes métaboliques et la maladie de Parkinson.

    Combien de temps dure une capsulite – pronostic?

    ​Le pronostic varie beaucoup d’une personne à l’autre, mais l’évolution est généralement longue. Le trouble suit trois phases, et la majorité des patients arrivent au terme de la troisième phase après deux à trois ans. Une fois ce cap passé, le bras retrouve dans la plupart des cas un fonctionnement normal.

    Capsulite et arrêt de travail

    L’arrêt de travail dépend de l’intensité des symptômes et du type de métier. Avec une capsulite, il faut éviter de tendre le bras dans des positions extrêmes qui déclenchent une douleur importante, car cela peut aggraver l’inflammation et accentuer la douleur. Si votre travail vous oblige à effectuer ce type de mouvements de façon répétée, un arrêt peut être utile le temps que la situation s’améliore progressivement.

    Capsulite et cancer

    Il existe un lien entre les personnes opérées d’un cancer du sein et celles qui développent une capsulite. Les femmes âgées de 50 à 59 ans ayant subi une mastectomie (ablation complète du sein) présentent un risque plus élevé d’en développer une. Selon l’étude, ce risque augmente encore lorsqu’il y a reconstruction après la mastectomie. Il est donc utile d’être particulièrement attentive à l’apparition d’une capsulite si vous avez eu une mastectomie, avec ou sans reconstruction, pour repérer plus tôt un problème d’épaule et commencer un traitement rapidement.

    Capsulite et diabète

    ​Le risque de capsulite est nettement plus élevé chez les personnes diabétiques, qu’il s’agisse d’un diabète de type 1 ou de type 2. Sa fréquence est environ cinq fois supérieure à celle observée chez les personnes non diabétiques. Dans le diabète, le corps attaque certaines de ses propres cellules, ce qui provoque une inflammation dans différents tissus. La capsule articulaire de l’épaule peut être fortement touchée. Sur une longue période d’inflammation, elle se rétracte, ce qui limite les mouvements et réduit la vascularisation de l’articulation.

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    Épaule gelée

    Capsulite après une opération ou après une chute

    Un traumatisme antérieur (chute sur le bras tendu, fracture, luxation de l’épaule) joue un rôle majeur dans le développement d’une capsulite.

    Après un choc, par exemple en tombant sur le côté du bras, les structures passives de l’articulation (capsule articulaire, labrum, ligaments) peuvent être lésées, ce qui entraîne la formation de tissu cicatriciel. Avec le temps, ce tissu peut provoquer une inflammation autour de l’articulation et conduire à une rétraction de la capsule.

    Les nerfs de l’articulation touchée sont eux aussi impactés et jouent un rôle important. Quand il y a trop de tissu cicatriciel, les nerfs qui commandent l’articulation fonctionnent moins bien, ce qui perturbe l’action des muscles autour de l’épaule.

    Les opérations antérieures sont également un facteur important. Toute intervention chirurgicale entraîne la formation de tissu cicatriciel dans l’articulation, ce qui augmente le risque de capsulite.

    Capsulite et ménopause

    Pendant la ménopause, le risque de développer une capsulite augmente clairement. Une des explications possibles est la baisse naturelle d’œstrogènes, qui rend les tissus du corps plus rigides, y compris le tissu conjonctif. Si un traumatisme ou une opération de l’épaule a eu lieu avant la ménopause, le risque d’apparition d’une capsulite est encore plus élevé.​

    Capsulite et douleurs du dos et du cou

    Le cou joue un rôle essentiel dans l’apparition d’une capsulite. Plusieurs mécanismes l’expliquent. D’abord, l’aspect neurologique: les nerfs qui innervent l’épaule proviennent du crâne, du cou et du haut du dos. Un problème dans cette zone, comme un coup du lapin ou une tension musculaire importante, peut perturber le contrôle musculaire de l’épaule et favoriser une dégénérescence plus rapide de l’articulation.

    Une ancienne blessure du dos peut également influencer l’épaule. La colonne thoracique et la cage thoracique servent de base à toute la mécanique de l’épaule.

    Une mobilité réduite dans cette région peut diminuer l’activité des muscles de l’épaule, ce qui, avec le temps, accentue le risque de dégénérescence.

    Épaule gelée

    Épaule gelée et maladies auto-immunes

    les attaque donc via le système immunitaire. Dans les troubles du métabolisme – qu’il soit trop élevé ou trop faible –, cela peut affecter nos muscles et nos articulations.

    Les symptômes possibles sont des douleurs musculaires et articulaires, de la raideur et des difficultés à lever les bras au-dessus de la tête.

    Traitement de l’épaule gelée

    Un traitement ostéopathique peut soulager les symptômes d’une épaule gelée. L’approche consiste notamment à améliorer l’apport nerveux vers la zone en travaillant sur le cou et la colonne thoracique, à optimiser la circulation sanguine, à redonner de la mobilité au thorax et aux organes qui s’y trouvent, à diminuer la tension sympathique (stress) dans le bras et à relâcher les muscles de l’épaule. Il n’est pas possible de faire disparaître l’épaule gelée, mais il existe de bonnes preuves montrant que le traitement manuel raccourcit l’évolution et aide à réduire la douleur associée.

    Comme la mobilité de l’articulation est diminuée, le corps compense souvent ailleurs, en particulier dans le cou. Il est important de garder cette zone mobile et détendue, afin d’éviter des tensions supplémentaires dans d’autres régions, ce qui pourrait prolonger la durée de récupération.

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    Prévention et bons conseils pour la capsulite rétractile

    Les conseils varient selon l’avancée de la capsulite rétractile. De manière générale, il est important de garder l’épaule aussi mobile que possible, sans provoquer de douleur ni aggraver celle déjà présente. Répéter des mouvements qui irritent la capsule articulaire en allant vers des positions extrêmes augmente l’inflammation et doit donc être évité autant que possible. On divise habituellement l’évolution en trois phases, que nous détaillons ci-dessous.

    Ivar Dagsson
    Ivar Dagsson

    Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

    Phase 1 – Maintenir la mobilité

    Dans la phase 1, l’objectif est de conserver au maximum la mobilité existante sans irriter l’articulation. Le cou et la colonne thoracique doivent aussi rester mobiles, donc des étirements du cou sont un bon complément.

    Exercice : Debout, penché vers l’avant, les mains appuyées sur une table. Laissez le bras atteint par la capsulite pendre librement, tandis que l’autre bras sert d’appui. Avec le bras concerné, effectuez de petits cercles dans l’amplitude que vous pouvez faire sans augmenter la douleur. Le poids du bras crée une légère traction qui soulage l’articulation. À faire pendant 1 à 2 minutes.

    Phase 2 – Reprise progressive de l’activité musculaire

    Dans la phase 2, poursuivez les exercices de mobilité de la phase 1, mais commencez à intégrer doucement des exercices isométriques (contraction sans mouvement) qui ne provoquent pas la douleur. Il est également important de travailler les articulations autour de l’épaule : omoplates et cage thoracique doivent rester mobiles.

    Exercice : Debout, dos droit. Rapprochez les omoplates et maintenez la position 5 secondes, puis relâchez 3 secondes. Répétez cela 3 × 12 fois.

    Phase 3 – Sollicitation contrôlée par l’entraînement

    Dans la phase 3, l’épaule retrouve progressivement de la mobilité. Il est essentiel de la solliciter dans toutes les directions, en travaillant à la fois la mobilité résiduelle et la force des muscles peu utilisés pendant longtemps. Cela doit rester contrôlé, car l’épaule peut encore être fragile.

    Exercice : Avec un élastique, réalisez des rotations internes et externes. Le coude reste fléchi et collé au corps. Depuis cette position, tournez le bras vers l’intérieur puis vers l’extérieur contre la résistance de l’élastique. Répétez 3 × 12 de chaque côté.

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