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Whiplash

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Whiplash (coup du lapin)

Le whiplash (coup du lapin) est un traumatisme où le cou est projeté brusquement vers l’avant, l’arrière, ou les deux. Ce mouvement brutal entraîne une atteinte de la colonne cervicale et des tissus mous du cou et de la nuque, sans fracture visible ni signe neurologique mesurable. Le whiplash survient le plus souvent après un accident de voiture, un choc sportif, une chute ou un événement similaire. On peut le considérer comme une entorse cervicale, parfois appelée coup du lapin.

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Jens Gram
Jens Gram

Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

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    Symptômes persistants après un whiplash

    Chez certaines personnes, des symptômes durables apparaissent. Même si les signes physiques du traumatisme initial diminuent, le corps peut développer des schémas de compensation liés aux dysfonctions qui persistent.

    Les études montrent des modifications du flux sanguin dans les zones du cerveau qui interprètent la douleur et traitent les informations sensorielles. On sait aussi que des infiltrations de graisse apparaissent dans les muscles profonds du cou après un whiplash, phénomène également observé chez les personnes présentant des symptômes chroniques.

    Le développement de ces infiltrations est notamment lié à l’inflammation dans le corps, un facteur majeur dans l’évolution des symptômes liés au whiplash. Les changements musculaires et la modification du traitement sensoriel dans le cerveau peuvent altérer la fonction des muscles, la position des articulations et la coordination entre la vision, l’équilibre et le mouvement. Cela peut entraîner des douleurs, des troubles de l’équilibre, des vertiges, entre autres.

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    Whiplash après une chute

    Un whiplash peut aussi survenir après une chute, un coup à la tête, une chute en roller, une chute à cheval ou un accident de vélo. Le mécanisme est presque le même : vous tombez et le corps s’arrête, mais la tête continue son mouvement, en raison de son poids, au-delà de la limite physiologique du cou. Cela provoque des lésions des ligaments, muscles, os et autres tissus qui sont étirés ou comprimés. Et comme lors d’un whiplash en voiture, les dégâts sont aggravés par les muscles qui tentent de retenir la tête.

    Les symptômes ne se manifestent pas forcément immédiatement ; ils peuvent apparaître progressivement sur plusieurs jours.

    Séquelles tardives du whiplash

    Chez la majorité des personnes, les symptômes d’un whiplash disparaissent spontanément en quelques jours à quelques mois. Seule une petite proportion développera des séquelles permanentes et un véritable syndrome du whiplash. Ces symptômes peuvent inclure des maux de tête et des douleurs cervicales, une perte de mobilité du cou, des picotements ou une faiblesse dans les bras, des douleurs lombaires, de la fatigue, des troubles du sommeil, des vertiges et un équilibre altéré, des acouphènes, ainsi qu’une baisse de mémoire et de concentration.

    Des changements émotionnels peuvent également survenir. Ils peuvent être liés à un stress post-traumatique, à la gestion quotidienne de la douleur, ou encore aux inquiétudes générées par l’accident : préoccupations financières, démarches juridiques, impact sur la famille et les proches, ou le fait que d’autres personnes aient pu être gravement blessées.

    Whiplash après un accident de voiture

    ​La plupart des gens associent le whiplash à un accident de voiture, et c’est effectivement dans ce contexte que l’on en voit le plus. Le mécanisme de l’accident est simple : la tête part brusquement dans une direction, par exemple vers l’arrière lors du choc, puis repart vers l’avant avec la décélération. Les muscles tentent de retenir le mouvement pour ramener la tête en position normale, ce qui aggrave les lésions. Ce type de traumatisme peut survenir même à très faible vitesse.

    Mécanisme du whiplash

    Le traumatisme entraîne un étirement excessif des capsules articulaires des vertèbres cervicales, ainsi que des muscles du cou et de la gorge. Les facettes articulaires des vertèbres cervicales inférieures sont comprimées, provoquant des lésions et parfois de petits saignements dans les articulations. On pense aussi que la pression du liquide dans le canal rachidien est modifiée, ce qui peut entraîner des douleurs cervicales, des maux de tête, des vertiges, des difficultés de concentration et des troubles de la mémoire.

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    Whiplash

    Whiplash au niveau du cou

    La majorité des whiplash touchent le cou. C’est une zone relativement vulnérable, car elle doit supporter le poids de la tête, qui peut atteindre 5 à 6 kilos.

    Il existe bien des muscles et des ligaments dans cette région, mais ils ne sont pas suffisamment puissants pour résister à un traumatisme de type whiplash lorsqu’il est violent.

    Whiplash dans le dos et le bas du dos

    Un whiplash peut, en théorie, toucher toute la colonne vertébrale, y compris la région thoracique et la région lombaire. Cela reste toutefois rare, car les muscles et les ligaments du dos et du bas du dos sont beaucoup plus robustes. Les symptômes d’un whiplash dans ces zones n’ont rien à voir avec ceux d’un whiplash cervical, car il n’y a ni organes sensoriels ni nerfs crâniens dans ces parties de la colonne. Les manifestations peuvent donc ressembler aux douleurs de dos classiques : sciatique, blocage du dos, etc.

    Whiplash et mal de tête

    Les maux de tête sont très fréquents après un whiplash cervical. Près de 80 % des personnes développent des maux de tête chroniques après ce type de traumatisme. Ils sont souvent liés à des céphalées de tension ou à des céphalées d’origine cervicale, car le cou et les épaules sont généralement touchés. Les maux de tête peuvent apparaître immédiatement après l’accident, mais aussi plus tard.

    Whiplash et douleur cervicale

    La douleur cervicale est le symptôme le plus courant après un whiplash. Les facettes articulaires de la 5ᵉ ou de la 6ᵉ vertèbre cervicale (C5 et C6) sont souvent impliquées, mais d’autres vertèbres peuvent aussi être affectées. Un whiplash peut également provoquer d’autres troubles, notamment digestifs ou respiratoires, car le nerf vague et le nerf phrénique prennent leur origine dans la région cervicale.

    Whiplash et commotion cérébrale

    Comme le whiplash survient souvent lors d’un traumatisme (accident de voiture, chute, choc sportif), une commotion peut s’y ajouter. Mais une commotion peut aussi apparaître directement à cause du whiplash lui-même, car les méninges qui passent dans la région cervicale sont systématiquement mises en tension lors de ce type d’accident.

    Whiplash

    Que ressent-on lors d’un whiplash ?

    En général, un traumatisme de type whiplash se manifeste par une douleur au cou, des maux de tête et une raideur des muscles cervicaux dans les premiers jours suivant l’accident.

    Souvent, la douleur et la raideur diminuent en quelques jours ou quelques semaines.

    Symptômes après un traumatisme de whiplash

    Une raideur du cou et des étourdissements peuvent apparaître immédiatement après l’accident. Des douleurs au cou et aux épaules ainsi que des maux de tête sont fréquents. On peut aussi voir une commotion, une sensibilité à la lumière, une sensibilité au bruit, des migraines ou des douleurs irradiant dans les bras.

    Symptômes persistants après un whiplash

    En plus des signes précédents, un whiplash peut entraîner d’autres symptômes plus marqués : douleurs dorsales, hypersensibilité à la lumière, troubles de la vision, sensibilité accrue au bruit, fatigue chronique, vertiges, troubles du sommeil, problèmes digestifs, acouphènes, atteintes nerveuses, troubles de la mémoire immédiate, difficultés de concentration, grande fatigue et parfois dépression.

    Diagnostic du whiplash

    Le diagnostic de whiplash est souvent difficile à établir. Dans certains cas, des lésions au niveau du cou peuvent être visibles sur une radiographie classique ou une IRM. Mais le plus souvent, rien n’apparaît. Le diagnostic repose donc principalement sur les symptômes, l’évaluation de la douleur et de l’inconfort.

    Le diagnostic doit être posé par un professionnel de santé : ostéopathe, kinésithérapeute, médecin, etc.

    Quand consulter un médecin après un whiplash ?

    Il est toujours recommandé de contacter un médecin après un whiplash, surtout si le traumatisme fait suite à un accident de voiture, un accident de vélo ou un choc important. Les symptômes peuvent apparaître plusieurs semaines, voire plusieurs mois après l’accident.

    Des symptômes qui persistent suggèrent aussi qu’un problème sous-jacent est possible et justifient une consultation médicale.

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    Problèmes de mémoire, troubles de la concentration et vertiges après un whiplash

    Un traumatisme important du cou et de la tête peut affecter plusieurs nerfs crâniens, essentiels à de nombreuses fonctions cérébrales. Un whiplash peut aussi perturber les méninges qui entourent le cerveau. Entre ces membranes et le cerveau circule le liquide céphalo-rachidien, qui le nourrit et le protège. Une modification de la pression de ce liquide peut altérer certaines fonctions cérébrales et provoquer des troubles comme des problèmes de mémoire, des vertiges ou des difficultés de concentration.

    Fatigue chronique après un traumatisme de whiplash

    Un whiplash modifie la mécanique des vertèbres cervicales hautes. Cette dysfonction peut perturber toutes les structures neurologiques présentes dans cette zone, notamment celles du système nerveux autonome, qui régule toutes les fonctions automatiques du corps. Le système des organes dépend directement de cette régulation, ce qui explique pourquoi un whiplash peut désorganiser leur fonctionnement. Le foie et les reins sont particulièrement associés aux symptômes de fatigue chronique après ce type de traumatisme.

    Problèmes de vision, hypersensibilité au bruit, troubles de l’odorat et du goût après un whiplash

    Un whiplash peut perturber l’innervation de plusieurs nerfs crâniens responsables des sens principaux. Ces nerfs prennent leur origine dans le tronc cérébral et les vertèbres cervicales hautes, précisément les zones les plus souvent touchées. Ils contrôlent la vision, l’audition, l’odorat, le goût, etc.

    Problèmes digestifs et whiplash

    Le nerf vague, qui prend naissance dans le cou, est très souvent affecté après un whiplash. Il soutient et stimule le système digestif ainsi que les muqueuses liées à l’immunité. Une perturbation de son fonctionnement peut donc expliquer l’apparition de douleurs abdominales après un whiplash.

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    Bonnes habitudes après un whiplash

    • Un bon sommeil après un whiplash – le sommeil est l’un des facteurs les plus importants pour récupérer. Il permet au corps de se réparer, de réduire l’inflammation et de retrouver de l’énergie.

    • ​Alimentation saine et vitamines – la nutrition est la base qui permet au corps de se régénérer.

    • ​Garder le cou au repos au début – un whiplash touche de nombreuses structures sensibles du cou, d’où la nécessité de laisser la zone se reposer pour qu’elle puisse récupérer.

    • Éviter et réduire le travail prolongé en position assise et la conduite – rester assis longtemps aggrave fortement la plupart des symptômes après un whiplash, surtout dans la période qui suit directement la blessure.

    Traitement ostéopathique du whiplash

    Le traitement ostéopathique n’est pas recommandé pendant les 3 premières semaines.

    En cas d’accident sévère, le port d’une minerve peut être conseillé pour soulager la zone blessée.

    La situation varie beaucoup d’une personne à l’autre, d’où l’importance d’identifier précisément les structures qui déclenchent et entretiennent les symptômes. Le traitement doit donc toujours être individualisé. De manière générale, il est nécessaire de lever les blocages du cou et de la colonne thoracique afin d’améliorer les troubles neurologiques. Il faut aussi traiter les méninges, le canal rachidien (dont la pression du liquide peut être perturbée) et les tissus mous : muscles, fascias et ligaments. Une meilleure circulation sanguine locale dans la région cervicale est également essentielle.

    Études ostéopathiques sur l’efficacité

    En 2013, Schwerla F a étudié l’effet du traitement ostéopathique sur la douleur, le handicap et la qualité de vie chez les patients ayant subi un whiplash. Ils ont conclu que cinq séances d’ostéopathie apportent des bénéfices physiques et psychologiques chez ces patients.

    Dans une étude de 2015, Wiangkham et al concluent que les traitements conservateurs et actifs (comme les exercices thérapeutiques) donnent de bons résultats chez les personnes ayant un whiplash. Rushton A et al., dans leur étude de 2011, montrent également que la kinésithérapie augmente la mobilité cervicale et que des exercices spécifiques apportent de bons bénéfices chez ces patients.

    ​Exercices et conseils en cas de whiplash

    La meilleure prise en charge après un whiplash consiste d’abord à faire évaluer et traiter l’ensemble des symptômes cervicaux par un ostéopathe. Ensuite, un travail de renforcement et de stabilisation doit être commencé ou poursuivi tout au long du traitement.

    Le but de ces exercices efficaces est de renforcer et stabiliser les articulations du cou pour qu’elles puissent supporter les exigences de la vie quotidienne et du travail.

    Les exercices doivent être réalisés une fois par jour, chacun étant répété 5 fois. Plus vous progressez dans le programme de renforcement et de stabilisation, plus vous pouvez augmenter le nombre de séries (jusqu’à 3 à 4 séries). Si vous ressentez une gêne ou la réapparition de symptômes, consultez votre médecin.

    Jens Gram
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    Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

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