Burn-out
Se sentir épuisé physiquement, mentalement, ou les deux, avec l’impression que votre corps ne suit plus, peut être extrêmement éprouvant. Plusieurs diagnostics peuvent se cacher derrière un burn-out, comme le syndrome de fatigue chronique, aujourd’hui reconnu comme une maladie somatique dans de nombreux pays, ou encore la maladie d’Addison, dans laquelle les glandes surrénales ne produisent plus correctement le cortisol et l’aldostérone. Ces deux pathologies peuvent avoir des causes différentes, dont beaucoup restent encore inconnues.
Dans cet article, nous allons toutefois nous concentrer sur des situations où vous vous sentez vidé de votre énergie et profondément fatigué, même si vous dormez suffisamment, et sans qu’un diagnostic clair n’ait été posé. Un état qui peut avoir d’innombrables causes, et dont nous cherchons à comprendre les mécanismes en médecine fonctionnelle. Nous nous appuyons pour cela sur la physiologie, la biochimie, l’immunologie, mais aussi plus largement sur tout ce qui, dans votre environnement, peut influencer votre corps et son fonctionnement. La recherche montre que l’environnement dans lequel nous évoluons a un impact majeur sur l’expression de nos gènes, pour le meilleur comme pour le pire. Vous pouvez en lire davantage à ce sujet ici.
Quelles peuvent être les causes de votre fatigue ?
En cas de fatigue inexpliquée, il est toujours important de commencer par les facteurs les plus évidents. Cela peut par exemple être :
- Des troubles du sommeil, en savoir plus ici
- L’alimentation, obtenir des conseils ici
- Les habitudes d’activité physique
Dans ces domaines, il est toujours possible et pertinent de mettre en place des mesures pour soutenir les mécanismes du corps, même si cela n’apporte pas toujours une amélioration majeure. Il est alors essentiel d’identifier d’éventuels déséquilibres internes pouvant expliquer cette fatigue. Nous savons notamment qu’une carence en fer ou en vitamine B12 peut y contribuer, ces éléments étant indispensables à la production des globules rouges, qui assurent le transport de l’oxygène dans l’organisme. Il est bien sûr nécessaire d’en rechercher la cause profonde, par exemple un trouble du système digestif pouvant empêcher une bonne absorption de ces nutriments.
D’autres facteurs comme des déséquilibres métaboliques, des carences en vitamines ou minéraux, des allergies alimentaires, etc., peuvent également conduire à une fatigue persistante ou à une sensation d’épuisement. Heureusement, ces situations sont souvent repérées dans le système de soins classique, mais il arrive aussi qu’elles passent inaperçues.
C’est l’une des raisons pour lesquelles, chez Osteonordic, nous travaillons toujours en étroite collaboration avec le système de santé conventionnel, car nous sommes convaincus que cela bénéficie à tous.
Un stress mental ou physique prolongé, sans récupération suffisante, peut aussi amener le corps à tirer le signal d’alarme. Cela peut se produire par différents mécanismes, par exemple une suppression durable des hormones sexuelles ou des hormones métaboliques, en lien avec des taux élevés de cortisol sur le long terme. Tous ces paramètres peuvent être explorés en médecine fonctionnelle grâce à des analyses biologiques approfondies et à une évaluation détaillée de la situation de vie de la personne.
Les hormones du stress sont-elles mauvaises ?
La réponse courte est non.
Sans elles, vous ne pourriez pas survivre. Comme évoqué au début de cet article, une maladie grave comme la maladie d’Addison résulte justement d’une incapacité à produire du cortisol, entre autres. Le cortisol aide à augmenter la glycémie, ce qui est essentiel pour que notre organisme fonctionne. À l’inverse, une production élevée de cortisol sur une longue période peut inhiber le système immunitaire. Idéalement, le cortisol est élevé le matin puis diminue progressivement au cours de la journée, afin que vous vous sentiez fatigué le soir et prêt à dormir.
Vous pouvez voir ci-dessous un exemple de cortisol libre mesuré dans la salive à l’aide d’un test DUTCH PLUS.

L’image montre que le cortisol matinal du client, mesuré dans la salive, est en dessous de la norme. Cela peut contribuer à une sensation de fatigue, mais de nombreux autres facteurs doivent évidemment être pris en compte avant de tirer une conclusion. C’est pourquoi il est essentiel, par exemple, de mesurer également les métabolites du cortisol dans les urines.
Burn-out et médecine fonctionnelle
De manière générale, nous examinons tous les facteurs susceptibles d’influencer votre état. C’est là qu’intervient une approche globale. Je pars du principe que :
Peu de problèmes ont une cause unique, ils sont le plus souvent multifactoriels, et cette vision du corps constitue le socle de la médecine fonctionnelle.
Il est donc essentiel d’explorer l’ensemble des éléments, qu’il s’agisse des habitudes d’activité physique, du sommeil, de l’alimentation, des facteurs sociaux et de bien d’autres aspects. J’intègre ici les connaissances issues de mes formations initiales, mais aussi les nouvelles données scientifiques qui émergent en permanence. À mon sens, c’est indispensable pour améliorer durablement la situation. Chercher des réponses seul peut être extrêmement déroutant, surtout lorsque l’énergie est basse. Il est rare de pouvoir tout comprendre uniquement par l’échange et l’évaluation des probabilités dans un cadre biologique. C’est pourquoi l’ensemble des examens réalisés par votre médecin, ainsi que ceux provenant de laboratoires étrangers, sont utilisés pour établir une vue d’ensemble et déterminer où et comment intervenir afin que votre corps recommence à fonctionner de manière optimale.
Cela peut ressembler à un puzzle complexe, et il est donc crucial de garder une vision globale à tout moment. C’est ce que je m’efforce de faire pour mes clients lorsqu’ils suivent un accompagnement avec moi. Ensemble, nous élaborons un plan, avec la possibilité d’échanger entre les consultations. Il est primordial que ce plan soit réaliste pour la personne concernée, car chacun dispose de ressources différentes. Il n’a évidemment aucun sens de mettre en place quelque chose d’impossible à suivre. Les petites victoires en amènent souvent d’autres.