17.01.25

Votre environnement – à quoi ressemble votre mare aux canards ?

D’un point de vue génétique, le corps humain n’est pas si moderne, et il est clair que beaucoup de personnes ressentent que leur corps a du mal à suivre les conditions et les exigences d’une société moderne et technologique.

Jens Gram
Jens Gram

Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

Votre environnement – à quoi ressemble votre mare aux canards ?

Ce n’est un secret pour personne que notre environnement a évolué à une vitesse fulgurante, surtout lorsqu’on le replace dans le contexte de notre organisme ancestral. De plus en plus de personnes sont touchées par des douleurs chroniques, des maladies auto-immunes, le diabète, des maladies cardiovasculaires et des maladies neurodégénératives.

D’un point de vue génétique, nous restons des chasseurs-cueilleurs, et cela pose certains défis lorsqu’il s’agit de fonctionner dans des conditions totalement différentes.

L’environnement dans lequel vous évoluez vous influence fortement et, dans la grande majorité des cas, davantage que votre génétique, même si ces deux facteurs sont indissociables.

Si l’on compare les groupes d’individus génétiquement les plus fragiles et les plus robustes, la différence d’espérance de vie n’est que d’environ cinq ans. Autrement dit, c’est surtout l’environnement qui détermine la qualité et la durée de notre vie, si l’on met de côté certaines variations génétiques très rares. Mais l’environnement agit aussi sur vos gènes en pouvant les activer ou les désactiver. Un véritable interrupteur on/off qui réagit à tout ce à quoi nous sommes exposés. Concentrons-nous donc ici sur ce que l’environnement peut influencer.

La pollution – l’ennemi invisible

Il est évident que la pollution joue un rôle majeur lorsqu’on parle d’environnement et de santé. On observe beaucoup plus de cancers du poumon en ville qu’à la campagne, et l’on sait depuis longtemps que les substances chimiques peuvent endommager notre organisme. Cela concerne l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les aliments que nous consommons et les substances capables de traverser la barrière cutanée.

Heureusement, nous disposons d’un système de détoxification extrêmement performant. Le foie, les reins, le système digestif et les poumons participent activement à l’élimination des déchets. Comme une station d’épuration très fine, ce système doit évacuer les substances indésirables par l’urine, la bile, qui est éliminée dans les selles, et par l’expiration. En parallèle, le corps conserve ce qui lui est utile et se débarrasse de ce qui peut devenir nocif en trop grande quantité. Il doit également éliminer certaines substances après usage, comme les hormones, afin d’éviter leur recirculation et les déséquilibres que cela pourrait provoquer.

Il peut aussi exister dans votre environnement des éléments comme des spores fongiques susceptibles d’affecter votre santé. Le cas le plus fréquent que j’ai rencontré en consultation concerne les moisissures, qui peuvent contribuer à divers problèmes de santé. Cela peut être particulièrement surprenant lorsqu’il n’y a aucun signe visible de moisissure dans le logement, mais que l’on retrouve des toxines dans les urines. Celles-ci peuvent participer à différents symptômes, souvent localisés au niveau des voies respiratoires et de la gorge.

L’environnement dans lequel nous vivons n’est pas toujours facile à modifier, c’est pourquoi il est pertinent de se concentrer sur ce sur quoi nous avons réellement une marge d’action.

Parmi les leviers les plus simples, on retrouve une alimentation saine, un sommeil suffisant, une activité physique régulière, la limitation de l’alcool, qui est aussi une toxine pour le corps, et bien sûr le tabac. Il existe également d’autres aspects qui peuvent être explorés plus en profondeur, notamment l’exposition à certaines toxines, le fonctionnement du système de détoxification ou de biotransformation, la régulation de la glycémie, la quantité de particules de cholestérol, l’équilibre hormonal, qu’il s’agisse des hormones du stress ou des hormones sexuelles, et bien d’autres encore. Rien ne fonctionne de manière isolée et il est essentiel d’utiliser la science en tenant compte de l’individu concerné.

Les personnes qui nous entourent

Le cerveau est en permanence influencé par son environnement, et les personnes qui vous entourent peuvent avoir un impact majeur sur la façon dont votre corps réagit. Il est donc important de ne pas sous-estimer le rôle des relations sociales lorsqu’on parle de santé et d’environnement.

Si le cerveau, et en particulier l’amygdale, qui est le centre de la peur et de l’anxiété, perçoit l’environnement comme dangereux, il déclenche une cascade d’hormones du stress. C’est un mécanisme ancestral essentiel à la survie. À court terme, ce n’est pas un problème, mais à long terme, cela affaiblit le système immunitaire. Le cortisol, notamment, une hormone du stress fabriquée à partir du cholestérol, a des effets négatifs sur la santé lorsque son taux reste élevé trop longtemps.

Ainsi, si vous vivez quotidiennement des situations sociales, à la maison ou au travail, qui génèrent de l’insécurité et de l’anxiété, cela peut avoir des conséquences considérables sur votre santé. Ces éléments doivent donc être pris en compte lorsqu’on établit un bilan de santé global. Des outils comme la méditation et la pleine conscience peuvent être utiles dans ce contexte et ont montré des effets positifs dans les études scientifiques.

En savoir plus sur la manière de débuter la pleine conscience ici.

La vision globale – une approche indispensable

Lors d’une consultation en médecine fonctionnelle, nous abordons l’ensemble des facteurs susceptibles de perturber l’équilibre du corps ou, autrement dit, de le pousser à fonctionner contre lui-même. Notre rôle principal est donc d’agir comme un détective et un guide afin d’identifier la ou les raisons pour lesquelles le corps ne coopère pas. Il peut s’agir de douleurs chroniques, de troubles digestifs, de problèmes de peau, d’une baisse d’énergie, et bien plus encore.

En médecine fonctionnelle, le travail repose sur l’intégration de disciplines scientifiques telles que la neurologie, l’anatomie, la biochimie, la physiologie, la pathologie, ainsi que sur les données scientifiques disponibles dans chacun de ces domaines. Cela se fait toujours, lorsque c’est possible, en collaboration étroite avec le système de santé conventionnel. Un système remarquable pour sauver des vies, mais moins performant en matière de prévention, alors que c’est précisément là que nous avons le plus de leviers d’action, avec les effets les plus durables.

La médecine fonctionnelle est également particulièrement pertinente lorsque vous n’êtes pas malade à proprement parler, mais que vous ne vous sentez pas non plus pleinement en bonne santé.

Autrement dit, lorsque vous vous situez dans cette zone grise. Votre corps réagit à l’environnement qui l’entoure, et ces interactions se reflètent dans votre physiologie, votre biochimie et bien d’autres paramètres. Notre expérience montre que, dans la majorité des cas, il est possible d’améliorer nettement les symptômes, voire de les faire disparaître complètement. Le corps est complexe et de nombreux facteurs entrent en jeu, c’est pourquoi il est essentiel de considérer la personne dans sa globalité afin de l’aider à retrouver une vie avec plus d’énergie, de joie et de vitalité.

Ivar Dagsson
Ivar Dagsson

Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

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