17.01.25

Qu’est-ce qu’un mode de vie axé sur la longévité ?

Qu’est-ce que la longévité, comment vivre selon les principes de la longévité et est-ce le secret d’une vie longue ? Nous explorons toutes ces questions, et bien d’autres, dans cet article.

Jens Gram
Jens Gram

Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

Qu’est-ce qu’un mode de vie axé sur la longévité ?

Nous vivons à une époque où l’on accorde de plus en plus d’importance au fait de vivre longtemps. Peut-être parce que, dans le monde occidental, nos besoins fondamentaux sont satisfaits depuis longtemps. L’être humain a toujours cherché de nouveaux objectifs et de nouvelles ambitions, pour le meilleur comme pour le pire. Aujourd’hui, l’accent est souvent mis sur la durée de la vie, avant que la mort ne se rappelle à nous. Même si elle est inévitable, nous cherchons à en repousser à la fois l’idée et la réalité. Mais est-il réellement possible de vivre plus longtemps, et que signifie vraiment la longévité et le fait de vivre longtemps ? C’est ce que nous allons explorer dans cet article.

Que signifie la longévité ?

La plupart des gens pensent que le mode de vie axé sur la longévité consiste avant tout à vivre longtemps.

En réalité, il s’agit bien davantage de la part de votre vie que vous passez à fonctionner sans maladie, avec une bonne qualité de vie.

Autrement dit, il s’agit de réduire au maximum la période durant laquelle vous êtes malade avant la fin de vie. Vivre longtemps et bien vivre vont souvent de pair, car il n’y a pas beaucoup d’intérêt à atteindre 120 ans si les 30 dernières années se déroulent dans la maladie et la perte d’autonomie. Un scénario plus souhaitable serait, si vous me demandez mon avis, de mourir à 90 ans d’un caillot sanguin alors que vous faites du vélo dans la nature ou que vous nagez en mer. La longévité correspond donc à votre capacité à fonctionner de manière optimale pendant la plus grande partie possible de votre vie.

Vous pourriez alors penser : « Ce sont surtout mes gènes qui déterminent mon destin ». Si vous souhaitez approfondir ce point, vous pouvez en savoir plus dans cet article. Les gènes jouent un rôle, certes, mais l’environnement que vous choisissez, et celui que vous ne choisissez pas, a une influence bien plus grande. Il existe des gènes contre lesquels vous ne pouvez rien, quel que soit votre comportement, mais ils concernent heureusement bien moins de 1 % de la population. C’est pourquoi je pense qu’il n’est pas pertinent de trop s’y attarder. La longévité, c’est avant tout votre capacité à éviter les maladies qui emportent la grande majorité d’entre nous dans le monde occidental.

Si l’on met de côté les fumeurs, qui présentent un risque très élevé de mourir d’un cancer du poumon ou d’autres maladies, les principales causes de décès sont les maladies cardiovasculaires, certains types de cancers, les maladies neurodégénératives, notamment la maladie d’Alzheimer, ainsi que les maladies métaboliques, dont font partie le diabète de type 2, la stéatose hépatique, etc. Ces dernières sont considérées par certains chercheurs comme le terrain favorisant le développement d’une grande partie des trois premières catégories.

Le risque de développer l’une de ces maladies peut être considérablement réduit grâce au mode de vie, que nous aborderons plus en détail plus loin dans l’article. C’est précisément ce que j’entends lorsque j’utilise le terme longévité. La qualité et la durée de la vie vont souvent de pair.

Que peut-on mesurer ?

Les avancées technologiques et la recherche nous permettent aujourd’hui d’examiner notre organisme et de mesurer des paramètres associés à une vie longue. Grâce aux biomarqueurs, nous pouvons avoir une idée de l’adéquation entre notre âge biologique et notre âge réel. Des montres et différents dispositifs peuvent nous fournir en continu des indications sur notre état de santé, et la recherche a également identifié certaines capacités clairement associées à une longévité accrue. L’un des meilleurs marqueurs d’une vie longue et en bonne santé est un VO₂ max élevé, aussi appelé indice de forme physique.

Il existe plusieurs méthodes pour estimer le niveau de forme physique, certaines étant plus précises que d’autres. Par ailleurs, la force de préhension présente une forte corrélation avec la longévité. Probablement parce qu’une bonne force de préhension est souvent le résultat du port de charges lourdes, ce qui renforce muscles, articulations et os, plutôt que parce qu’elle constitue en soi un mécanisme de survie. Cela dit, une bonne force de préhension peut être utile en cas de chute, lorsqu’il faut se rattraper, et peut ainsi réduire le risque de chutes et de fractures chez les personnes âgées.

Une masse musculaire globalement élevée et un pourcentage de masse grasse optimal jouent également un rôle important dans le fait de bien vivre.

Pas nécessairement parce que le surpoids en lui-même est le problème, mais plutôt à cause du mode de vie qui conduit souvent à ce surpoids. Une responsabilité à la fois individuelle et collective.

Parmi les mesures plus techniques, on trouve la méthylation de l’ADN, qui doit toujours être interprétée à la lumière de l’ensemble des données et ne jamais être évaluée isolément. De même, certaines variations génétiques peuvent augmenter le risque de maladie chez certains individus sans constituer pour autant une condamnation. J’utilise ces marqueurs dans notre programme Longevity, en plus de tous les facteurs de base comme le sommeil, l’alimentation, l’activité physique, l’alcool, le tabac et le stress émotionnel, qui doivent bien entendu aussi être pris en compte.

Longévité et médecine fonctionnelle

La médecine fonctionnelle intègre à la fois mes connaissances issues de ma formation initiale et tout ce que la recherche apporte en matière de longévité. Des disciplines scientifiques comme la physiologie, la biochimie ou l’immunologie sont ainsi utilisées pour identifier les domaines dans lesquels vous rencontrez des difficultés. Nous nous appuyons à la fois sur des tests et sur des marqueurs de base tels que la tension artérielle, le VO₂ max et les examens éventuellement réalisés par votre médecin.

Il est essentiel que les actions mises en place aient du sens pour la personne concernée, car nous n’avons pas tous les mêmes axes de travail prioritaires. Personne n’est identique, même s’il existe des tendances récurrentes, et c’est précisément là que la médecine fonctionnelle prend tout son sens. Le point de départ est toujours la situation individuelle, à la fois au regard des résultats des tests et de ce qui ressort des échanges et des discussions.

Je considère comme ma mission principale d’accompagner et d’aider chacun à atteindre la qualité de vie qu’il souhaite, quel que soit son point de départ.

Ivar Dagsson
Ivar Dagsson

Cofondateur & PDG. Ostéopathe agréé D.O.M.R.O.DK., physiothérapeute agréé et thérapeute INS

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