Qu’est-ce que l’apoplexie ?
L’apoplexie, aussi appelée AVC, est définie comme l’apparition soudaine de déficits neurologiques localisés d’origine vasculaire présumée, durant plus de 24 heures. Si les symptômes durent moins de 24 heures, on parle d’ischémie cérébrale transitoire (ICT). L’apoplexie survient soit à cause d’un caillot, soit à cause d’une hémorragie dans le cerveau.
Quels sont les symptômes de l’apoplexie ?
Les symptômes dépendent de la zone du cerveau touchée et donc des fonctions impliquées. En théorie, toutes les fonctions cérébrales peuvent être affectées, mais certaines le sont plus souvent sans que l’on sache vraiment pourquoi. Dans l’apoplexie, les symptômes apparaissent en quelques secondes, parfois quelques minutes.
Les symptômes typiques sont :
- Une paralysie d’un côté du visage, du bras, de la main, de la jambe ou du corps.
- Une incontinence urinaire.
- Des troubles de la parole et/ou de la vision.
- Une altération de la conscience et de l’orientation.
- Des étourdissements.
- Une perte de contrôle du corps.
Qu’est-ce qui cause l’apoplexie ?
L’apoplexie est due à une diminution ou un arrêt de l’apport sanguin dans une zone du cerveau et se manifeste dans les vaisseaux qui transportent le sang vers celui-ci.
Dans 10 à 15 % des cas, elle est causée par une hémorragie cérébrale, et dans 80 à 85 % des cas par un caillot.
5Parmi les caillots, 50 % sont causés par l’athérosclérose des artères moyennes et grandes, avec soit un caillot local, soit un caillot transporté par la circulation, 25 % sont causés par de l’athérosclérose20 % proviennent du cœur.
Les 5 % restants ont d’autres causes plus rares.
Les facteurs de risque les plus fréquents sont :
- L’âge
- L’hypertension
- Le diabète
- La fibrillation auriculaire
- La maladie cardiaque ischémique
- La sténose carotidienne
- Un antécédent d’ICT/AVC
- Le tabagisme
- Une consommation importante d’alcool
- La sédentarité
- Le surpoids
- Un cholestérol élevé
Comment l’apoplexie est-elle traitée ?
L’AVC doit être pris en charge en urgence et nécessite une hospitalisation. Le traitement dépend de la cause. La rééducation des fonctions altérées ou perdues est ensuite commencée le plus tôt possible, idéalement dans les 24 premières heures.
Les meilleurs progrès se font dans les six premiers mois. Seule la moitié des patients retrouvent une fonction normale et 13 % décèdent dans le premier mois. Une rééducation intensive est donc nécessaire.
Il existe une bonne documentation de l’efficacité de plusieurs interventions thérapeutiques spécifiques, notamment l’entraînement musculaire, l’entraînement cardio, le travail de l’équilibre, ainsi que l’entraînement de la mémoire et des activités quotidiennes.
Comment l’apoplexie évolue-t-elle ?
Le déroulement et le pronostic dépendent surtout de la sévérité de l’AVC. Plus l’AVC est grave, plus il faut de temps pour retrouver une fonction optimale. Les patients qui présentent une hémorragie ont en général des symptômes plus sévères que ceux ayant un caillot. Le sous-type d’AVC n’influence toutefois pas directement le pronostic.
Deux difficultés sont fréquentes après un AVC :
- La capacité à accepter et à gérer la nouvelle situation de vie, ce qui peut naturellement prendre plusieurs années, car seule la moitié retrouve une fonction normale et la vie doit être adaptée en conséquence.
- Une fatigue persistante est observée chez un tiers des patients. Cette fatigue est souvent chronique et impacte fortement la capacité fonctionnelle et la qualité de vie.
Comment prévenir un AVC ?
La meilleure manière de prévenir un AVC est de modifier son mode de vie et de consulter un médecin pour obtenir un traitement préventif si vous cumulez plusieurs des facteurs de risque cités.
Un mode de vie sain comprend une activité physique régulière (cardio, renforcement, équilibre), une réduction de la consommation d’alcool, l’arrêt du tabac, ainsi qu’une alimentation saine et variée.
Changer tout d’un coup peut sembler lourd. Mieux vaut y aller progressivement, un élément après l’autre. L’essentiel est de commencer et de maintenir les bonnes habitudes.
Ostéopathie et apoplexie
L’AVC entraîne souvent des lésions structurelles dans le cerveau. L’ostéopathie ne peut pas guérir ces lésions. Cependant, nous recevons de nombreux patients ayant eu un AVC et nous travaillons sur les tensions musculaires et fasciales apparues à la suite de l’accident. Nous constatons que le traitement ostéopathique peut apporter du bien-être à ces patients.